Cet été, les organisations VEDAG, SMSR et OMCT ont mis à disposition des candidats aux élections fédérales un sondage en ligne leur permettant de se positionner sur différents enjeux du thème de la santé et de ses coûts. Pas moins de 331 candidats de presque tous les cantons et tous les partis ont accepté de jouer le jeu

Les tendances principales suivantes pour la prochaine législature ont pu être identifiées :

  • L’écrasante majorité des répondants (94%) souhaitaient au moins préserver, voire encore améliorer la qualité actuelle du système suisse de santé. Des améliorations ciblées de l’accès à l’offre médicale et sanitaire pour la population étaient d’ailleurs envisageables pour la majorité des candidats de gauche et de droite.
  • Seule une minorité de candidats, même à droite, souhaitaient à l’été 2019 diminuer clairement les coûts de la santé ou les geler à leur niveau actuel. Une légère hausse des coûts en deça de la progression du PIB semblait l’unique scénario capable de réellement réunir une majorité ces prochaines années. 
  • A gauche comme à droite, une très forte majorité de candidats considéraient qu’il n’est pas acceptable à long terme que les primes continuent d’augmenter de manière plus élevée que les coûts de la santé, avec pour effet de renforcer les réserves des assureurs maladie au détriment du budget des ménages. Les candidats s’exprimaient d’ailleurs en majorité pour une baisse compensatoire des primes pour 2020, ainsi que pour une participation des cantons aux prestations résultant du virage « ambulatoire ».
  • Pour maîtriser la hausse des coûts, les pistes suivantes semblaient cet été avoir le plus de chance de séduire une majorité de futurs parlementaires : soutien accru à la prévention et à l’information ; encouragement à la « smarter medicine », réduction des charges administratives pour les médecins (hôpital et cabinet), optimisation des coûts via réduction des prérogatives des cantons.

Résultats complets du sondage :