Hommage au Dr Pierre-Alain Schneider

Le Dr Pierre-Alain Schneider nous a quitté le 24 mars dernier encore pleinement engagé dans la politique professionnelle. Durant toute sa vie, il a fait preuve d’un engagement sans concession, que ce soit durant toutes ses premières années de pratique comme radiologue interventionniste. Il a en effet été un pionnier à l’Hôpital Cantonal Universitaire de Genève dans les dilations artérielles par voie transcutanée en épargnant ainsi les lourdes opérations jusqu’à lors nécessaires. Ce travail magnifique a été fait sans dogmatisme en évaluant constamment les avantages et les inconvénients de ces nouvelles techniques en comparaison avec les approches chirurgicales. Ne se contentant pas d’une compréhension approximative des problèmes, il voulait toujours connaître très largement le contexte médical. Ainsi, il a toujours suivi avec assiduité les colloques d’hypertension que nous animions afin de pouvoir très clairement intégrer ses gestes dans une prise en charge globale d’une affection. Ensuite, installé à la Tour, il a été cofondateur du groupe « Charade » permettant une intégration des avis des angiologues, chirurgiens cardio-vasculaires et des radiologues interventionnistes à une époque où la notion de travail médical interdisciplinaire en ambulatoire était encore à ses balbutiements. Cette volonté de ne pas être seulement un exécutant mais bien un acteur à part entière de toute décision thérapeutique l’a amené tout naturellement à la politique professionnelle en premier comme président du groupe des radiologues puis comme président de l’AMG et enfin comme président de la Société Médicale de la Suisse Romande, association faîtière des associations médicales de la Suisse romande. Dans ces fonctions, il a gardé la même rigueur intellectuelle et pour lui, très clairement, la défense des médecins était une nécessité pour la sauvegarde d’une médecine de très haute qualité et donc la défense avant tout des patients.

Sa façon de voir la médecine et le monde, Pierre-Alain Schneider, la devait très certainement aussi à ses multiples intérêts que ce soit pour l’histoire, l’aviation et cette affection naturelle qu’il portait aux gens.

Sa disparition précoce est à l’évidence une grande perte pour la sauvegarde d’une médecine de haute qualité en Suisse tant en raison de ses compétences que par les liens intenses qu’il avait su lier tant avec ses confrères de toute la Suisse qu’avec le monde politique.

Sachant combien il chérissait sa famille et ses petits-enfants, nous mesurons combien douloureuse est la séparation. Qu’ils trouvent ici l’expression de nos sincères condoléances et regrets à la perte d’un ami si cher.