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1. Subventionnement aux « Editiones Medicorum Helveticorum. » (EMH AG)
La FMH veut augmenter la cotisation de Fr. 30.- pour subventionner EMH
AG, dont les publications sont maintenant déficitaires.
Analyse : Avec la diminution de la publicité, les publications médicales
générales ne peuvent plus couvrir leur coût et les sociétés médicales qui
veulent en maintenir doivent les aider financièrement. Les médecins
romands le savent puisque la SMSR subventionne la Revue Médicale Suisse
depuis des décennies. Il n'y a rien d'étonnant à ce que les EMH AG
demandent aussi une aide. Dans le principe général, cette aide doit être
accordée.
Problème soulevé : Dans le cas d'espèce, cela soulève des problèmes
d'équité et d'opportunité. Primo, la publication médicale principale d'EMH
AG, le Forum médical, est à nette prépondérance alémanique. Il est donc
inéquitable de faire payer les Romands, qui financent de leur côté une
publication semblable, et nettement plus ancienne. Un subventionnement
unilatéral à EMH AG est doublement injuste, puisque le Forum médical est
imposé à tous les membres de la FMH, tandis que la Revue Médicale a des
abonnés libres.
Secundo, que subventionne-t-on exactement ? EMH AG publie 7 revues (cf
annexe). Laquelle ou lesquelles subventionne-t-on? Le BMS est
évidemment vital pour la FMH. Le Forum médical est le pendant de la
Revue Médicale suisse et joue un rôle de formation, mais comme indiqué
avec une prépondérance alémanique marquée. Les autres revues,
spécialisées, (Pipette, Swiss medical weekly etc.) devraient à mon avis
trouver leur soutien hors de la FMH, car celle-ci n'a pas pour mission de
soutenir tout ce que fait la presse médicale suisse.
Suite à la demande de votre délégué soussigné à l'AD FMH du 18.11, le
président d'EMH AG, Ludwig Heuss devrait donner ces détails à la Chambre
médicale.
Mesures prises par la SMSR : La presse médicale, y.c. La Revue Médicale
Suisse vit une crise économique dangereuse. Pour y faire face, des synergies
doivent être cherchées avec les alémaniques. Dans ce sens une rencontre est
agendée entre la Revue et EMH AG prochainement.
Lien vers le site de EMH
2. Centre téléphoniques pour les patients.
Vous avez appris que les Chambres ont rejeté l'obligation d'établir des
Centre d'appel téléphonique pour les patients. C'est bien joué de la part des
assureurs, qui restent libres d'organiser leurs centres comme ils l'entendent.
Or, les médecins romands sont généralement bien disposés envers ces
centres. Notamment dans les régions périphériques, on estime que le tri
téléphonique médicalisé est la seule solution pour soulager la garde. Divers
modèles sont possibles. VD, VS ont déjà leurs centres. FR et GE sont
intéressés par ces exemples ou par les sociétés commerciales qui font ce
travail.
La FMH a émis un règlement cadre pour ces centres. En vue de la mise en
place des centres auxquels nous tenons en Suisse Romande, je vous
recommande de lire ce projet de manière critique, tout particulièrement ceux
d'entre vous qui exercent/exerceront une responsabilité dans ces centres. Ce
projet me semble excessivement juridique et rigide, (p.ex. liste de
commissions de surveillances obligatoires, détails sur les exigences
techniques, sur l'organisation, l'utilisation d'un Decision Support System etc
etc. art 10-27 surtout). De surcroit, on sent trop la volonté de la FMH de
mettre les bâtons dans les roues des assureurs, ce qui nous nuit à la longue.
Lire (imprimer) le texte complet PDF 10 pages
3. Présidence de l'Institut de Formation Médicale.
J'ai représenté la SMSR à la Commission ad hoc. Celle-ci s'est étonnée
d'emblée de ne voir que 6 candidatures, de qualité très inégale. Sur ces 6, la
commission en a retenu 2, mais un seul maintient sa candidature :
PF.Cuénoud, actuellement membre du Comité de la FMH. Devant ce «nonchoix», l'ancien président de la SSMI, W Bauer, également bien connu se
présenterait impromptu à la Chambre. Il n'a pas été entendu par la
Commission, ... mais il en faisait partie !
Analyse : Rappelons que l'Institut a pour but de donner aux politiques
l'assurance d'une indépendance par rapport à la FMH. Ce point est loin d'être
évident pour les 2 candidats, qui ont tous deux un passé politiquement très
actif à la FMH ou à la SSMI.
Comme il n'y a rien d'urgent, la Chambre médicale pourrait tout simplement
renvoyer le tout à une nouvelle recherche de candidats, ou tout au moins à
une étude équitable des dossiers encore en lice par la commission ad hoc.
L'ISFM fonctionne parfaitement avec l'équipe actuelle et peut continuer
ainsi quelques mois encore.
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